Logement et handicap : ce que rappelle le Défenseur des droits

Handicap : 1er critère cité dans les réclamations logement

En 2024, 33 % des réclamations pour discrimination dans le logement reçues par le Défenseur des droits concernent le handicap.

Le cadre légal est pourtant sans ambiguïté : refuser une location en raison du handicap est interdit. Une discrimination dans l’accès au logement peut être sanctionnée jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

Autre point essentiel pour les candidats locataires : les ressources. Percevoir l’AAH ou une pension d’invalidité ne peut pas, à lui seul, justifier le rejet d'un dossier.

Un dossier doit être apprécié sur sa réalité financière, et non sur des préjugés liés au handicap ou à la nature des ressources perçues.

La Garantie Visale : un levier à ne pas oublier

Le garant peut lui aussi devenir un frein : 47 % des bailleurs demandent le cautionnement d’une personne physique, rappelle le guide.

Pour les jeunes, la Garantie Visale peut remplacer ce garant lorsqu’ils remplissent les conditions d’éligibilité. Elle est également accessible aux jeunes en situation de handicap éligibles, y compris lorsqu’ils perçoivent certaines aides au logement.

La Garantie Visale fait partie des dispositifs à connaître : l’absence de garant familial ne doit pas automatiquement fermer la porte à un logement.

Seulement 5 % d’annonces accessibles

Mais obtenir un bail ne suffit pas. Encore faut-il trouver un logement réellement adapté.

En 2023, plus de 28 000 annonces accessibles aux personnes à mobilité réduite étaient identifiées sur Bien’ ici. Cela représentait seulement 5 % des logements proposés à la vente ou à la location.

Un chiffre qui résume à lui seul l’enjeu auquel sont confrontées de nombreuses personnes handicapées : chercher un logement quand le choix est, dès le départ, considérablement réduit.

Le Défenseur des droits rappelle également que certains travaux d’adaptation peuvent être réalisés par le locataire. Après une demande adressée au propriétaire, l’absence de réponse dans un délai de deux mois vaut accord pour les travaux concernés.

Des aides comme MaPrimeAdapt’ peuvent également contribuer à leur financement.

Informer, accompagner, ouvrir des portes.

33 % des réclamations liées au logement concernent le handicap. Et seulement 5 % des annonces recensées sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Deux chiffres qui rappellent pourquoi l’accompagnement compte.

Parce qu’au-delà des textes, l’enjeu reste très concret : faire en sorte que le handicap ne ferme pas la porte du logement, clé de voûte vers le projet autonome.

Chez Résidences Comme Toit, notre rôle est aussi d’aider les personnes en situation de handicap intéressées par nos logements à identifier les solutions qui peuvent leur correspondre, à consolider leur dossier et à avancer dans leur projet pour accéder à un logement adapté.

Source : https://www.defenseurdesdroits.fr/discriminations-dans-lacces-au-logement-le-defenseur-des-droits-publie-une-nouvelle-edition-de-son?utm_source=chatgpt.com

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